jeudi 30 août 2012

Make this life a wonderful adventure.

(1:06 à 4:29)

I'm sorry, but I don't want to be an emperor. That's not my business. I don't want to rule or conquer anyone. I should like to help everyone, if possible, Jew, gentile, black man, white. We all want to help one another. Human beings are like that. We want to live by each other's happiness — not by each other's misery. We don't want to hate and despise one another.
In this world there is room for everyone. And the good earth is rich and can provide for everyone. The way of life can be free and beautiful, but we have lost the way. Greed has poisoned men's souls, has barricaded the world with hate, has goose-stepped us into misery and bloodshed. We have developed speed, but we have shut ourselves in. Machinery that gives abundance has left us in want. Our knowledge has made us cynical. Our cleverness, hard and unkind. We think too much and feel too little. More than machinery we need humanity. More than cleverness we need kindness and gentleness. Without these qualities, life will be violent and all will be lost.
The aeroplane and the radio have brought us closer together. The very nature of these inventions cries out for the goodness in men, cries out for universal brotherhood, for the unity of us all. Even now my voice is reaching millions throughout the world — millions of despairing men, women and little children — victims of a system that makes men torture and imprison innocent people. To those who can hear me, I say — do not despair. The misery that is now upon us is but the passing of greed — the bitterness of men who fear the way of human progress. The hate of men will pass, and dictators die, and the power they took from the people will return to the people and so long as men die, liberty will never perish.
Soldiers! Don't give yourselves to brutes — men who despise you — enslave you — who regiment your lives — tell you what to do — what to think or what to feel! Who drill you, diet you, treat you like cattle, use you as cannon fodder. Don't give yourselves to these unnatural men — machine men with machine minds and machine hearts! You are not machines! You are not cattle! You are men! You have the love of humanity in your hearts. You don't hate! Only the unloved hate — the unloved and the unnatural!
Soldiers! Don't fight for slavery! Fight for liberty! In the 17th Chapter of St. Luke it is written: "the Kingdom of God is within man" — not one man nor a group of men, but in all men! In you! You, the people have the power — the power to create machines. The power to create happiness! You, the people, have the power to make this life free and beautiful, to make this life a wonderful adventure.
Then, in the name of democracy, let us use that power! Let us all unite! Let us fight for a new world, a decent world that will give men a chance to work, that will give youth the future and old age a security. By the promise of these things, brutes have risen to power, but they lie! They do not fulfill their promise; they never will. Dictators free themselves, but they enslave the people! Now, let us fight to fulfill that promise! Let us fight to free the world, to do away with national barriers, to do away with greed, with hate and intolerance. Let us fight for a world of reason, a world where science and progress will lead to all men's happiness.
Soldiers! In the name of democracy, let us all unite!
[Cheers]

-Charlie Chaplin-

samedi 11 août 2012

"I like librairies. It makes me feel comfortable and secure to have walls of words, beautiful and wise, all around me. I always feel better when I can see that there is something to hold back the shadows."

-Roger Zelazny-

dimanche 5 août 2012

Celle qui réchauffe le coeur

"J'essayais d'oublier un mot. Et ce mot, il essayait de me forcer à me souvenir. De quelque chose que quelqu'un m'aurait fait avaler et que j'aurais oublié. Je versais donc du champagne sur un estomac plein de bourbon, le tout me martelant la tête, mais c'était le but : battre le mot. Avant que le mot ne me batte.
Puis je me suis souvenu d'un truc que me disait ma mère. Marrant qu'elle se retrouve là à rouler avec moi, essayant de me donner espoir. Elle me disait "Le bois et la pierre peuvent briser tes os, mais tu n'as rien à craindre d'un mot." A choisir, j'ai opté pour le bois et la pierre. Merci, maman."

-Brian Azzarello-

vendredi 13 juillet 2012

La tête sous sa patte se débattait vainement. Il raffermit sa prise, planta ses griffes un peu plus profondément dans la chair de la victime, et le sang perla. Il maintint la tête de l’autre dans la boue, étouffant un gargouillis de noyé. De petites bulles grossirent et éclatèrent à la surface. Le corps fut pris de soubresauts, comme des spasmes, les griffes raclant désespérément le sol et la longue queue rose fouettant follement l’air, pour finir par s’immobiliser complètement. Il appuya encore sur la tête quelques instants, puis relâcha la pression. L’autre ne bougea pas. Un sourire garni de dents acérées se dessina sur son museau, tandis que la touffe hirsute de poils gris s’enfonçait dans la boue.
Qu’un-Œil s’écarta de la dépouille de son fils en boitant, sa patte arrière droite encore marquée par la morsure fraîche récoltée lors du combat. Fut un temps où il s’en serait sorti sans égratignure, malgré son œil aveugle. Il se faisait vieux. L’idée lui déplaisait. Un rat dominant en état de faiblesse était un rat mort. Il s’ébroua, pour chasser les mauvaises pensées. Il n’en était pas encore rendu là.
Les parois du tunnel tremblèrent, et une pluie de poussière et de terre tomba. Qu’un-Œil leva la tête, humant l’air, à l’affut, mais les secousses s’arrêtèrent. Il y en avait de plus en plus ces derniers temps. Et elles semblaient se rapprocher, inexorablement. Qu’un-Œil avait peur de ce qu’il se passerait si jamais elles les trouvaient. Quelque chose de mauvais, certainement. De macabre. Il eut la vision de centaines de rats flottant dans une boue épaisse et gluante de sang, tous morts, des vers blancs grouillant dans leurs fourrures. Il ne put réprimer un grognement. Les idées noires ne le quittaient plus depuis quelques jours, elles s’incrustaient dans son esprit comme la crasse des souterrains. Elles empoisonnaient même ses rêves, désormais. Cela faisait trop longtemps qu’il n’était pas allé voir la Pierre. La contempler, se baigner dans ses doux rayons lui ferait du bien.

mardi 26 juin 2012

Le chant du stryge


Le vent s’engouffra dans les grottes qui rongeaient la montagne, lugubre. Un carillon tinta, et le bruit évoqua des os s’entrechoquant. Mais dans l’obscurité et ce silence glacé, tout prenait un air sinistre.
Une rafale dispersa les cendres froides d’un ancien feu, et il neigea de gros flocons grisâtres. Lentement, ils recouvrirent les corps étendus sur le sol, comme un triste linceul. Les formes allongées, faméliques, étaient celles d’hommes et d’enfants, vêtus seulement de braies et de peaux de bêtes miteuses. Au village, situé à une demi-journée de marche des montagnes, on racontait de drôles de choses à leur sujet. Il se chuchotait qu’ils étaient les brigands qui détroussaient les honnêtes gens sur les chemins menant au village. Il se chuchotait qu’ils aimaient égorger les femmes avec leurs couteaux en os aiguisé. Il se chuchotait qu’ils dévoraient leurs victimes, se repaissaient de leur chair. Les villageois les appelaient les Ogres, et effrayaient leurs enfants en racontant de sordides histoires sur ces monstres.
Oui, il se disait beaucoup de choses sur ces êtres couchés par terre. Et certains avaient encore des morceaux de chair coincés entre leurs dents. La plupart portait des couteaux à la lame blanche, peut-être faite d’os, peut-être humain.
Malgré un teint cireux, leurs visages étaient paisibles. Ils semblaient simplement endormis. Mais aucun souffle ne soulevait leurs poitrines, et ils étaient aussi froids que la pierre sur laquelle ils reposaient.

A l’extérieur, les pins se courbaient sous les assauts du vent, tandis qu’une silhouette s’éloignait, ombre dans la nuit. Elle remonta un épais foulard sur ce qui lui servait de nez, et rabaissa son chapeau, plongeant entièrement son visage dans les ténèbres. Seuls ses yeux scintillaient, comme deux billes noires. Elle tapota un étrange fourreau à son côté, d’un air satisfait. Puis elle rabattit le pan de son long manteau par-dessus, et disparut dans la forêt.

On aurait pu croire que tout était silencieux, hormis le vent dans les pins et dans les grottes. Mais cela aurait été se tromper. Car si on tendait l’oreille, et qu’on écoutait attentivement, on entendrait le vent emporter des restes de mélodies, des bribes, de simples et faibles échos de notes de flûte.

***


jeudi 26 avril 2012

Une personne sans secrets, c'est comme un épouvantail sans paille.
Les choses que personne ne sait font de nous ce que nous sommes.

jeudi 19 avril 2012

lundi 16 avril 2012

Lune d'encre

De son propre aveu, Face de Porc était un enfoiré.
Quel genre d'homme découpait ses ennemis en morceaux avec un hachoir de boucher ? Quel genre d'homme jetait cette barbaque à ses deux crocodiles ? Quel genre d'homme laissait son meilleur ami crever dans un caniveau, les tripes à l'air ? La réponse était simple. Un enfoiré. Peut-être pas le plus gros enfoiré que cette terre ait jamais porté, mais un bel enfoiré quand même.

dimanche 15 avril 2012

"Si tu n’as pas assez d’argent pour aller au cinema, alors va au zoo, si tu n’as pas assez d’argent pour aller au zoo, alors va voir un politicien."

-Stephen King-